Ramasser la litière tous les jours, surveiller les odeurs qui s’installent dès que la météo se radoucit, rentrer d’un week-end et découvrir que “ça” a débordé… Pour beaucoup de foyers, la litière devient un petit centre névralgique du quotidien. Et quand vous avez deux chats (ou un seul, mais très productif), la promesse d’un bac autonettoyant ressemble vite à un billet de sortie. PETKIT Purobot Max Pro 2 peut-elle être la litière salvatrice ?
Dans cet article, nous allons justement vérifier ce qui compte, au-delà du marketing. D’abord le confort et l’acceptation par votre chat (gabarit, entrée, bruit), parce qu’un produit “parfait” que le chat boude ne sert à rien. Ensuite l’hygiène et la gestion des odeurs (conception, bac à déchets, désodorisation), là où les différences entre modèles se jouent sur des détails très concrets. Nous mesurerons aussi le vrai gain de temps (autonomie, entretien), puis le “bonus” intelligent, quand il apporte quelque chose: application, suivi et données santé. Enfin, nous trancherons sur le rapport qualité/prix, en tenant compte du coût d’achat… et des consommables.
Dans ce paysage très concurrentiel, la PETKIT Purobot Max Pro 2 se place clairement sur le créneau haut de gamme connecté : elle mise sur une caméra IA et des fonctions de suivi santé (analyse des passages, indicateurs liés aux selles et aux urines, identification multi-chats via reconnaissance).
Côté budget, on n’est pas sur une solution “premier prix” : la boutique officielle PETKIT France l’affiche à 509 € en promotion (prix barré 699 €), un repère utile pour savoir immédiatement si vous jouez dans la cour des premium.
Présentation du produit
Caractéristiques de la Test PETKIT Purobot Max Pro 2
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Marque / gamme | PETKIT, gamme “litières connectées” |
| Nom exact | Purobot Max Pro 2 (à ne pas confondre avec la Pura Max 2) |
| Promesse centrale | Auto-nettoyage + monitoring + application + caméra |
| Volume du cylindre | 76 L |
| Bac à déchets | 8 L, autonomie annoncée jusqu’à 17 jours (pour 1 chat, selon usage) |
| Wi-Fi | 2,4 GHz + 5 GHz |
| Dimensions / empreinte | 657 × 538 × 603 mm |
| Plage de poids des chats | 1,5 à 10 kg |
| Bruit (annoncé) | Environ 35 à 45 dB (selon conditions d’utilisation) |
Ce qui la distingue face au marché
Là où beaucoup de litières automatiques se contentent de “tamiser et ranger”, la Purobot Max Pro 2 joue la carte du suivi enrichi. Sa caméra IA ne sert pas seulement à jeter un œil par curiosité: elle construit un historique d’utilisation, et surtout, elle s’appuie sur la reconnaissance faciale combinée aux capteurs de poids pour suivre plusieurs chats sans mélanger les données. En clair, dans un foyer multi-chats, vous n’êtes plus obligé de deviner “qui a fait quoi”.
PETKIT pousse aussi un angle “santé” assez rare à ce niveau: détection de miaulements pouvant traduire un inconfort, suivi des selles, et même des indicateurs liés au pH urinaire via l’analyse des agglomérats, sous réserve d’utiliser une litière compatible. À garder en tête: c’est un outil de vigilance et de suivi, pas un diagnostic. L’intérêt, c’est d’être alerté plus vite si quelque chose change, et d’arriver chez le vétérinaire avec un historique plutôt qu’un vague “je crois que…”.
Un design imposant
4/5
Encombrement et intégration
La Purobot Max Pro 2 ne fait pas dans la dentelle côté gabarit. Avec 657 × 538 × 603 mm, on est sur un format “bloc” assez imposant, pensé pour rester à demeure dans un coin dédié plutôt que de se faire oublier entre deux meubles. La silhouette est typique des litières automatiques à tambour: une base qui abrite la mécanique et le bac à déchets, et une entrée frontale qui oriente naturellement l’installation dans une pièce de vie, une buanderie ou un couloir large.
En face, la Litter-Robot 4 est tout aussi encombrante (et même plus haute), avec une présence très marquée au sol. Sa dimension est de 75 × 56 × 68,6 cm, ce qui rappelle une règle simple : dans le premium, “compact” veut souvent dire “optimisé”, pas “petit”. Et la Neakasa M1, elle, assume une autre approche : un design open-top (ouvert), qui visuellement fait moins “cabine” et peut mieux passer dans certains intérieurs, même si l’objet reste volumineux.
Dernier point très concret : PETKIT recommande une installation sur surface dure et plane, avec au moins 5 cm de distance des murs, et une entrée dégagée. C’est une contrainte d’intégration à prévoir dès le départ, surtout si vous imaginiez la glisser dans un recoin serré.
Entrée et accessibilité
PETKIT a clairement travaillé l’accessibilité. La marque annonce une entrée agrandie de 43% par rapport à la génération précédente, et l’objectif est évident: faciliter la vie des chats âgés, des pattes courtes… et des chats qui n’aiment pas se contorsionner pour entrer. La hauteur d’accès annoncée tourne autour des 25,5 cm, ce qui reste raisonnable pour la majorité des chats, sans donner l’impression d’une “marche” à escalader.
Cependants, on se doit d’évoquer l’autre côté de la pièce. Même avec une entrée plus large, on reste sur une cabine rotative. L’intérieur semble un peu juste pour des chats très grands, très massifs, ou simplement claustrophobes. Ainsi, propriétaires de Main Coon et autres grands chats, nous vous recommanderons de passer votre chemin sur cette référence.
Qualité perçue et finitions
Dans cette gamme de prix, l’exigence est simple : ça doit inspirer confiance au premier contact. Ce qu’on regarde (et ce qui sépare les bons modèles des “gros gadgets”), ce sont des choses bêtes mais déterminantes : la stabilité une fois posée, l’absence de jeu dans les panneaux, la qualité des ajustements autour du tiroir à déchets, et la “facilité à vivre” visuelle au quotidien, autrement dit est-ce que ça marque vite, est-ce que ça retient les traces, est-ce que ça vieillit bien. Nous avons ici une litière qui respecte tout ce qu’on attend de son standard de prix avec des pièces solides et bien finies.
PETKIT joue aussi une carte pratique : l’entrée plus large ne sert pas uniquement au chat, elle rend l’intérieur plus accessible pour nettoyer, ce qui compte beaucoup sur une machine amenée à tourner plusieurs fois par jour.
Design orienté hygiène
C’est souvent là que les litières automatiques se gagnent… ou se font retourner. PETKIT met en avant un cylindre avec une base “bouclier” sans jointure à 360°, pensée pour limiter les fuites et simplifier l’entretien. Dit autrement : moins de recoins où l’urine peut s’infiltrer, moins de mauvaises surprises au fond de la machine.
Ce n’est pas un détail théorique. Sur d’autres modèles à tambour, une conception imparfaite des rebords et des fixations peut laisser passer des liquides lorsque certains chats urinent sur les parois. Dans cette catégorie, un bon design “anti-fuite” n’est pas un bonus, c’est une assurance tranquillité.
Praticité : Une prise en main facilitée
4.5/5
Installation et mise en route
La vraie question, au déballage, ce n’est pas “est-ce que c’est joli”, c’est “est-ce que je peux l’installer sans me battre avec mon Wi-Fi et sans tout déplacer dans l’appartement”. Sur ce point, la Purobot Max Pro 2 fait plutôt les choses dans le bon ordre.
D’abord, le placement. La machine doit être posée sur un sol dur et parfaitement plat pour que la pesée et les sécurités fonctionnent correctement. PETKIT déconseille clairement la moquette, et recommande aussi de laisser au moins 5 cm avec les murs, tout en gardant l’entrée dégagée. C’est un détail très concret: si vous la coincez trop près d’un mur “pour gagner de la place”, vous perdez justement en fiabilité.
Ensuite vient l’étape “connectée”, souvent pénible sur ce type de produits. Ici, bon point: la Purobot Max Pro 2 accepte le Wi-Fi 2,4 GHz et 5 GHz. Dans la vraie vie, cela évite pas mal de situations agaçantes (box configurée en 5 GHz uniquement, réseau invité, séparation des SSID). Vous gagnez du temps dès le départ, et vous évitez surtout le scénario du dimanche soir où tout le monde s’énerve… sauf le chat, évidemment.
Enfin, la “calibration” se fait naturellement via l’app, puis avec les premiers cycles. Notre conseil d’usage: installez-la à l’endroit de l’ancienne litière, gardez le même type de substrat au démarrage, et laissez le chat explorer sans lancer de nettoyage automatique immédiat si votre chat est méfiant. PETKIT propose d’ailleurs une approche progressive pour l’adaptation (odeurs familières, patience), qui correspond à ce qu’on recommande en pratique.
Routine quotidienne
Une litière automatique n’efface pas totalement la routine, elle la déplace. Au lieu de “ramasser”, vous passez en mode “contrôle rapide”.
Au quotidien, ce que vous faites réellement, c’est simple:
- jeter un œil au niveau de litière et compléter si besoin,
- vérifier que le tiroir à déchets n’est pas plein,
- et, de temps en temps, jeter le sac.
Le gain de temps vient surtout de la fréquence. Avec une litière classique, beaucoup de foyers scoopent 1 à 2 fois par jour. Même en allant vite, cela fait souvent quelques minutes qui reviennent, encore et encore. Avec la Purobot Max Pro 2, vous récupérez ce temps en “pack” plus rare: 30 secondes de vérification certains jours, puis une manipulation un peu plus longue quand vous videz. Sur une semaine, le bénéfice se ressent surtout quand vous avez un emploi du temps chargé, ou plusieurs chats, parce que la charge mentale baisse en même temps que la corvée.
Et il y a un second gain, moins visible mais très réel: vous ne “découvrez” plus une situation trop tard. Entre les notifications et le suivi, vous savez si la litière tourne normalement, si elle nécessite une intervention, ou si un chat a eu un passage inhabituel.
Autonomie et bac à déchets
Sur le papier, la Purobot Max Pro 2 embarque un bac à déchets de 8 L avec une autonomie annoncée jusqu’à 17 jours pour un chat, et un système de fermeture “cordon” qui permet une gestion plus hygiénique des déchets, sans contact direct.
Dans la vraie vie, il faut nuancer: l’autonomie dépend de trois variables qui explosent tout calcul optimiste :
- le nombre de chats, évidemment,
- leur “production” (certains chats remplissent un bac à eux seuls),
- et la nature des selles (plus c’est mou, plus ça salit, plus vous voudrez vider/essuyer).
Pour situer l’appareil, les concurrents premium jouent parfois sur des tiroirs plus grands:
- PetSnowy SNOW+ annonce une poubelle à déchets 10 L.
- Neakasa M1 affiche un bac à déchets de 11,23 L.
- Dans la gamme PETKIT, la Purobot Ultra monte à 10 L et vise une autonomie encore plus longue (jusqu’à 20 jours annoncés pour un chat).
Mais, on le dit clairement: un bac plus gros ne fait pas tout. Ce qui compte aussi, c’est la manière dont les odeurs sont contenues, la fiabilité du “plein” (capteur ou estimation), et l’ergonomie du tiroir. Un tiroir de 11 L mal fichu, qui frotte ou qui se remplit de manière irrégulière, peut être plus pénible qu’un 8 L bien conçu. Sur la Purobot Max Pro 2, l’idée du “packing” au cordon vise justement à rendre le moment de vidage plus propre et plus rapide.
Bruit
PETKIT met en avant un fonctionnement très discret, avec un mode “whisper quiet” annoncé à 35 dB, et, selon les fiches distributeurs, on est généralement dans une plage 35–45 dB. L’intérêt n’est pas uniquement le confort humain: un appareil bruyant, c’est aussi un appareil que certains chats finissent par éviter.
En face, la Neakasa M1 est annoncée à 50 dB. Sur le papier, la différence n’a l’air de rien, mais dans un appartement calme (et plus encore la nuit), ça peut changer la perception, surtout si la litière est proche d’une chambre ou d’un bureau
Nettoyage et entretien
C’est là que se joue la satisfaction à long terme. Une litière automatique qui “fonctionne” mais qui devient pénible à laver, c’est un divorce annoncé.
PETKIT insiste sur deux points utiles. D’abord, la Purobot Max Pro 2 est conçue pour être plus facile à désassembler, avec une ouverture pensée pour accéder à l’intérieur et nettoyer sans contorsions. Ensuite, elle est annoncée compatible avec la grande majorité des litières agglomérantes (bentonite/argile, tofu, mixtes), grâce à deux grilles de tamis adaptées aux tailles de grains. En revanche, PETKIT fixe une limite claire : éviter les grains trop longs (au-delà d’environ 12 mm) et, plus largement, rester sur de l’agglomérant.
Concrètement, pour votre quotidien, voici la bonne logique:
- Chaque semaine: essuyage rapide des zones exposées (entrée, rebords), contrôle des traces dans le cylindre.
- Toutes les 2 à 4 semaines (selon chats) : nettoyage plus complet du cylindre et des pièces en contact, vérification du tiroir et des joints.
- Dès que selles molles: nettoyage plus fréquent. C’est le cas où l’automatisation aide… mais ne remplace pas l’entretien.
L’astuce qui évite beaucoup de dégoûts: utilisez une litière qui agglomère vite et bien, et ajustez le délai de nettoyage après passage. Trop tôt, ça colle, trop tard, ça diffuse les odeurs.
Fonctionnalités de la Purobot Max Pro 2
4.5/5
Litière automatique “connectée” ne veut pas forcément dire utile. Entre les options vraiment pratiques et les effets d’annonce, la frontière est parfois fine. Sur la Purobot Max Pro 2, l’idée est plutôt claire: automatiser le sale boulot, sécuriser la rotation, et ajouter une couche de suivi qui, dans certains foyers, peut réellement changer la donne.
Auto-nettoyage
Le premier bénéfice, le plus tangible, c’est celui que vous ressentez dès les premières 48 heures : la litière reste globalement propre sans que vous ayez à intervenir après chaque passage. La Purobot Max Pro 2 s’inscrit dans cette logique “je nettoie à votre place”, avec un fonctionnement pensé pour être piloté à votre rythme. En pratique, vous avez trois manières de vivre avec une litière automatique.
La plus naturelle, c’est le nettoyage après passage, avec un délai réglable. C’est le bon compromis pour limiter les odeurs tout en évitant de tamiser trop tôt, quand l’agglomérat n’a pas encore eu le temps de se former. Ensuite, il y a la programmation, utile si vous préférez que la litière tourne à des moments précis (par exemple quand vous êtes au travail, ou en pleine journée plutôt que la nuit). Enfin, le mode manuel reste précieux au quotidien: après un “accident” un peu collant, ou quand votre chat a besoin d’une phase d’adaptation et que vous voulez contrôler ce qui se passe.
L’élément qui compte vraiment ici, ce n’est pas la présence de ces modes, la plupart des modèles premium les proposent. C’est la cohérence de l’ensemble avec le bac à déchets et la gestion “sans contact” annoncée, conçue pour limiter les manipulations et garder l’hygiène au cœur de l’expérience.
Sécurité
Si une seule chose doit être irréprochable sur une litière automatique, c’est la sécurité. Un chat ne doit jamais se sentir “piégé”, et l’appareil ne doit jamais démarrer au mauvais moment. PETKIT met en avant une architecture à base de capteurs et de redondance : la Purobot Max Pro 2 serait équipée de 12 capteurs de sécurité, avec un système anti-pincement breveté qui maintient l’entrée ouverte, et une logique de pause automatique si un chat est proche ou à l’intérieur.
À l’échelle d’un quotidien, cela change deux choses. D’abord, vous êtes plus serein quand vous n’êtes pas dans la pièce, parce que la machine ne “joue” pas toute seule. Ensuite, le chat prend confiance plus vite: une litière qui s’arrête immédiatement à l’approche réduit le risque de peur et donc de rejet.
Côté foyer, c’est aussi là qu’on attend les bons réflexes. La présence de modes sécurité (chatons, et plus largement protection des animaux plus légers) est un point à traiter sérieusement si vous avez un jeune chat ou un chat très petit. À ce niveau de gamme, tout le monde promet de la sécurité, mais la différence se fait sur la multiplication des capteurs, la manière dont ils se recoupent, et la capacité de l’appareil à se mettre en pause sans hésitation.
Contrôle des odeurs
La deuxième promesse, après le gain de temps, c’est l’odeur. Et ici, les discours marketing sont souvent optimistes. PETKIT annonce un “triple odor control”, avec un système de purification automatique et une approche qui mise à la fois sur le confinement des déchets et le traitement de l’air.
Dans un appartement, c’est typiquement ce qui fait basculer l’expérience du “ça aide un peu” au “je peux recevoir sans stress”. Deux détails comptent particulièrement. D’abord, la manière dont les déchets sont isolés : plus le tiroir est étanche, moins les odeurs ressortent entre deux vidages. Ensuite, la qualité de ce qui se passe après, c’est-à-dire l’efficacité du système de désodorisation et sa régularité.
Le bon point de la Purobot Max Pro 2, c’est que la logique hygiénique ne repose pas uniquement sur “un parfum qui masque”, mais sur un ensemble: emballage des déchets sans contact, confinement, et système anti-odeurs intégré.
Caméra IA et suivi santé
C’est ici que la Purobot Max Pro 2 se démarque le plus nettement de la majorité des litières automatiques. PETKIT intègre une caméra 1080p, avec vision nocturne et un angle de vue très large (210°), pour suivre les passages et enregistrer un historique vidéo.
L’intérêt n’est pas de “surveiller votre chat” par curiosité, c’est de rendre visibles des signaux qui passent souvent sous le radar. La marque met en avant une identification multi-chats via reconnaissance faciale couplée à la pesée, afin d’éviter les confusions dans les foyers à plusieurs chats. Sur le plan santé, on retrouve des fonctions de suivi des selles, des alertes en cas d’anomalies, et même une détection de miaulements pouvant signaler un inconfort.
Le volet le plus “sensible” est celui du pH urinaire, annoncé via l’analyse des agglomérats, mais uniquement si vous utilisez une litière compatible dédiée à ce suivi. C’est un point à présenter avec prudence : cela peut aider à repérer un changement, à documenter une tendance, à arriver chez le vétérinaire avec un historique cohérent. En revanche, cela ne remplace pas un diagnostic, ni une consultation, surtout en cas de suspicion de troubles urinaires (où le temps compte).
En résumé, si vous cherchez seulement une litière qui “nettoie”, la caméra peut sembler superflue. Mais si vous avez un chat fragile, un historique d’ennuis urinaires, ou simplement plusieurs chats et l’envie de mieux comprendre ce qui se passe, c’est précisément le type de fonctionnalité qui passe du statut de gadget à celui d’outil utile, parce qu’elle transforme une corvée en source d’informations actionnables.
Application
5/5
Sur une litière connectée, l’application n’est pas un bonus. C’est le tableau de bord du quotidien, et souvent la ligne qui sépare le “génial” du “je regrette mon achat”. Avec la Purobot Max Pro 2, PETKIT mise sur une app qui pilote la machine, mais surtout qui structure des données d’usage et de santé. Le défi, c’est de rester utile sans vous noyer sous des graphiques.
Installation et connexion
L’app PETKIT sert d’abord à l’essentiel: ajouter l’appareil, le relier au réseau, puis vérifier que tout remonte correctement (statut, passages, niveau de déchets). Bon point très concret, la Purobot Max Pro 2 accepte le Wi-Fi 2,4 GHz et 5 GHz, ce qui évite pas mal de galères de configuration selon votre box.
Et surtout, PETKIT précise un point rassurant: si la connexion saute, la litière continue de fonctionner selon vos réglages, mais l’app ne mettra plus à jour les données tant que le réseau n’est pas revenu. Autrement dit, ce n’est pas un appareil inactif à la moindre micro-coupure, mais vous perdez la partie suivi/notifications pendant l’interruption.
Dernier détail qui compte sur un produit connecté: les mises à jour. PETKIT annonce des mises à jour à distance directement déclenchables dans l’application. C’est un bon signe sur la durée, à condition de penser à le faire de temps en temps.
Suivi multi-chats
Dans un foyer à plusieurs chats, le piège classique, c’est le “suivi” inutilisable parce que tout se mélange. Ici, PETKIT met en avant une combinaison reconnaissance faciale + capteurs de poids pour attribuer les passages au bon chat, même quand deux chats ont un gabarit proche. L’app crée ensuite des profils séparés et conserve une trace distincte.
Au quotidien, c’est ce qui rend l’app vraiment exploitable. Vous ne consultez plus un historique global abstrait, vous retrouvez un fil d’activité par chat, ce qui est exactement ce qu’on attend quand on paie pour du premium.
Réglages utiles
C’est souvent ici que se joue la sensation de contrôle. Sur ce type de litière, les réglages vraiment utiles sont toujours les mêmes, et PETKIT les met au centre: régler le comportement de nettoyage, choisir quand la machine doit être active, et recevoir les bonnes alertes au bon moment.
L’app permet notamment de suivre les visites, d’être notifié lorsque vos chats passent, et de recevoir des mises à jour sur l’état de la litière. PETKIT insiste aussi sur une timeline visuelle avec l’historique des passages, pensée pour être consultée “d’un coup d’œil”, et partagée si besoin.
Le conseil d’usage “proprio de chats” qu’on donne systématiquement : paramétrez les notifications de manière intelligente. Trop d’alertes, vous finissez par ne plus les lire. Les indispensables sont celles liées au bac à déchets, aux blocages, et aux anomalies d’activité. Le reste doit rester optionnel, sinon l’app devient bruyante.
Caméra: contrôle et confidentialité
Une caméra dans une litière, c’est une question légitime. PETKIT le sait, et met noir sur blanc que vous pouvez définir des plages horaires, mettre en pause, ou désactiver complètement la caméra depuis l’application.
Côté “promesse technique”, la marque indique que les données sont chiffrées et stockées de manière sécurisée dans le cloud, avec un contrôle d’accès réservé au propriétaire.
Pour situer, la caméra est annoncée en 1080p, avec 210° de champ de vision et microphone (audio à sens unique). Ce n’est donc pas un gadget décoratif, c’est un vrai module de suivi. L’angle éditorial, ici, c’est de rassurer sans minimiser: si l’idée vous dérange, vous devez pouvoir l’éteindre sans perdre l’intérêt principal de la litière (auto-nettoyage). Et si l’idée vous intéresse, vous devez pouvoir cadrer l’usage, horaires, notifications, stockage, pour que ça reste un outil, pas une intrusion.
Paywall et abonnements
Le sujet mérite d’être traité proprement, parce que c’est souvent un point de friction après achat. PETKIT indique que CARE+ est un abonnement optionnel qui sert à débloquer des fonctions avancées, comme un historique de données plus long ou du stockage vidéo cloud. Les prix et conditions sont affichés avant achat dans l’app.
Ce positionnement est plutôt cohérent : l’abonnement finance essentiellement la partie cloud et la profondeur d’historique, pas le fonctionnement basique de la litière. Et c’est aussi un point de comparaison intéressant avec le marché : chez certains concurrents, l’app est parfois très aboutie sur l’ergonomie et les notifications, mais moins orientée “santé” (ou alors cette couche santé devient elle aussi conditionnée à une formule). Par exemple, Whisker précise que certaines fonctionnalités varient selon le modèle et une éventuelle adhésion Whisker+.
L’abonnement sur la Purobot Max Pro 2 est donc optionnel et n’empêche pas le bon fonctionnement de la litière !
Notre avis sur l’app PETKIT
Sur le fond, l’app PETKIT est pertinente quand elle fait trois choses simples, mais cruciales:
- Ergonomie: si la timeline et les profils multi-chats sont bien configurés, vous comprenez rapidement “qui a fait quoi” sans ouvrir dix menus.
- Fiabilité: la litière continue de tourner même sans réseau, et c’est exactement ce qu’on veut d’un appareil domestique.
- Intérêt réel des données: là où beaucoup d’apps se limitent à des stats d’usage, PETKIT pousse l’analyse selles/urines et la constitution d’un historique partageable, ce qui peut devenir un vrai plus dans certains foyers.
- Alertes: elles sont utiles si vous les cadrez. La bonne app n’est pas celle qui parle tout le temps, c’est celle qui vous prévient quand il faut agir.
En résumé, si vous cherchez une application “propre et efficace” pour piloter une litière premium, PETKIT coche les cases importantes. Et si votre priorité, c’est le suivi multi-chats avec une couche santé plus poussée, c’est même l’un des arguments les plus différenciants de ce modèle, à condition d’être au clair sur ce qui relève du gratuit et de l’option CARE+
Rapport qualité/prix de la Purobot Max Pro 2
4/5
Prix et positionnement
La Purobot Max Pro 2 joue clairement dans la cour du haut de gamme, mais avec un positionnement assez malin: vous payez un “premium connecté” qui reste encore sous le ticket des références les plus chères. En prix officiel, PETKIT l’affiche à 699 €, avec des promotions fréquentes autour de 509 € sur la boutique française.
Pour situer, le Litter-Robot 4 démarre autour de 898,99 € sur le site européen de la marque, ce qui place PETKIT un cran en dessous sur la facture d’entrée. Et à l’inverse, certaines alternatives “premium accessibles” gravitent plutôt entre 400 et 500 €, comme la PetSnowy SNOW+ vue autour de 459,99 € sur Amazon, ou la Neakasa M1 dont les prix varient fortement selon vendeurs (idealo la montre sur une large fourchette).
Là où PETKIT justifie son tarif, c’est surtout sur le duo caméra IA + écosystème: une litière qui nettoie, beaucoup savent le faire; une litière qui nettoie tout en structurant des données par chat et en documentant l’activité (vidéo, timeline, alertes), c’est plus rare à ce niveau de prix.
Combien coûte la Purobot Max Pro 2 au quotidien ?
C’est le point que beaucoup découvrent après achat: la litière automatique, ce n’est pas seulement un prix “au départ”, c’est aussi une petite routine de consommables. Sur la Purobot Max Pro 2, PETKIT donne des repères intéressants.
- Sacs à déchets: la marque annonce un remplacement du sac en moyenne tous les 17 jours pour 1 chat. Les sacs dédiés sont vendus en pack, par exemple 5 rouleaux à 35,99 € sur la boutique PETKIT.
- Désodorisants: PETKIT indique que le N60 se remplace tous les 2 à 3 mois, et le N50 chaque mois. Côté tarif, on est sur 29,99 € pour le N50 (lot de 3) et 29,99 € pour le N60.
- Option pH urinaire (si vous activez ce “plus santé”) : PETKIT vend une litière de suivi du pH urinaire (4 lots) autour de 49,99 €. L’important, ici, c’est de le considérer comme un outil d’observation, pas comme une dépense obligatoire.
Et il y a un dernier poste, souvent flou, mais réel :
- Cloud / stockage vidéo : PETKIT propose un service CARE+ avec plusieurs niveaux (Free, Basic, Premium, Premium+). Sur la page de la Purobot Ultra, la marque affiche par exemple des paliers payants pour davantage de stockage vidéo et de qualité, avec des tarifs en dollars selon les formules. Dans les faits, retenez surtout ceci: le cœur du produit n’est pas “bloqué”, mais la profondeur d’historique vidéo peut impliquer un abonnement selon vos besoins et votre pays.
Faut-il l’acheter ?
La question à se poser n’est pas “est-ce cher”, mais “est-ce que ça remplace une charge mentale que j’ai vraiment”.
Vous allez l’adorer si… vous vivez en mode agenda serré, que vous avez plusieurs chats, ou que vous voulez une maison “qui ne sent pas la litière” même en fin de journée. Et si vous avez un chat à surveiller (antécédents urinaires, variations de poids, comportements inhabituels), la caméra + historique peuvent devenir un vrai filet de sécurité, parce que vous ne vous fiez plus à une impression, vous vous fiez à des signaux et une timeline.
Vous feriez mieux de regarder ailleurs si… vous avez un (très) grand chat qui aime s’étaler et tourner longtemps avant de choisir “le bon angle”. Dans ce cas, la priorité n’est plus l’IA, c’est l’espace et l’ouverture. Typiquement, le Litter-Robot 4 est réputé pour son ouverture large (entrée 40 × 40 cm) et son confort “XXL-friendly”, même si le budget grimpe.
Et si votre budget est sous 300 €, mieux vaut viser une alternative plus simple, quitte à perdre la caméra et une partie du suivi santé. On trouve par exemple des modèles autour de 299 € comme le CATLINK Scooper Young, plus “fonctionnel” que “ultra smart”.