Le Japon est l’un des rares pays au monde à avoir élevé ses races canines au rang de patrimoine national. Plusieurs d’entre elles sont officiellement classées monuments naturels par l’État japonais, au même titre que certains sites historiques ou espèces animales protégées. Ce statut en dit long sur la place que ces chiens occupent dans la culture et l’identité nippone.
En France et en Europe, l’intérêt pour les chiens japonais n’a cessé de croître ces dernières années. Le Shiba Inu est devenu l’une des races les plus recherchées sur internet. L’Akita Inu, rendu célèbre par l’histoire de Hachiko, continue de fasciner. Et derrière ces deux ambassadeurs, une dizaine de races méritent d’être connues, chacune avec son histoire, son caractère et ses exigences propres.
Cet article présente l’ensemble des races de chiens japonais reconnues, leurs profils détaillés et un guide pratique pour aider à choisir celle qui correspond vraiment à son mode de vie.
Pourquoi les chiens japonais fascinent autant en France et dans le monde ?
La popularité des races japonaises ne doit rien au hasard. Elle s’explique par plusieurs facteurs qui se sont renforcés mutuellement au fil du temps.
La culture japonaise elle-même a joué un rôle majeur. Les mangas, les films d’animation, les séries et la gastronomie ont ouvert un intérêt durable pour tout ce qui vient du Japon. Les chiens n’ont pas échappé à cette vague d’engouement. Le Shiba Inu est ainsi devenu une icône d’internet dès les années 2010, notamment grâce au fameux mème “Doge” qui a fait le tour du monde et transformé cette race en symbole de la culture numérique.
L’histoire de Hachiko a, de son côté, ancré l’Akita Inu dans la mémoire collective mondiale. Ce chien, resté fidèle à son maître décédé pendant près de dix ans en attendant son retour à la gare de Shibuya à Tokyo, incarne une loyauté qui touche profondément les amoureux des chiens.
Sur le plan cynologique, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnaît officiellement les races japonaises dans le groupe 5, celui des chiens de type Spitz et de type primitif. Cette reconnaissance internationale a contribué à structurer l’élevage en Europe et à rendre ces races accessibles en dehors du Japon.
Enfin, l’esthétique de ces chiens joue un rôle indéniable. Leur allure noble, leur queue enroulée caractéristique, leurs oreilles dressées et leurs yeux en amande leur donnent une prestance immédiatement reconnaissable qui séduit un large public.
Les races de chiens japonais reconnues : présentation complète
Le Shiba Inu : le chien japonais le plus populaire au monde

Le Shiba Inu est aujourd’hui la race japonaise la plus répandue en dehors du Japon. C’est aussi la plus ancienne des six races japonaises classées monuments naturels. Son histoire remonte à plusieurs millénaires : il était utilisé pour chasser le petit gibier dans les régions montagneuses du Japon.
La Seconde Guerre mondiale a failli effacer cette race de la carte. Les bombardements, les épidémies et la famine ont décimé la population de Shiba Inu. Un programme de sauvetage national a été mis en place après la guerre pour préserver les lignées survivantes. Aujourd’hui, la race est florissante.
Morphologie
Le Shiba Inu est un chien de taille petite à moyenne. Le mâle mesure entre 35 et 43 cm au garrot pour un poids d’environ 10 kg. La femelle est légèrement plus petite. Son pelage est double : un sous-poil doux et dense, et une couche extérieure rêche et droite. Les robes reconnues sont le rouge (la plus emblématique), le sésame, le noir et feu, et la crème. Toutes présentent le “urajiro”, ce pelage clair caractéristique sur le ventre, la poitrine, les joues et l’intérieur des membres.
Caractère
Le Shiba Inu est souvent décrit comme le chat du monde canin. Il est propre, indépendant, et n’apprécie pas particulièrement les démonstrations d’affection excessives. Il est courageux, parfois audacieux, et possède un fort instinct de chasse qui nécessite une vigilance constante en extérieur.
Sa relation avec les enfants peut être bonne à condition que ces derniers respectent son espace. Avec les autres chiens, tout dépend de la socialisation effectuée dès le plus jeune âge. Il peut cohabiter correctement avec des congénères s’il y est habitué tôt.
Son caractère têtu en fait un chien qui nécessite une éducation ferme, cohérente et basée sur le renforcement positif. Un maître trop permissif risque de se retrouver rapidement dépassé.
Vie en appartement
Le Shiba Inu peut vivre en appartement à condition de bénéficier de sorties régulières et suffisamment longues. Il n’est pas un chien hyperactif, mais il a besoin de se dépenser et de stimulations mentales pour rester équilibré.
Prix
Le prix d’un Shiba Inu auprès d’un éleveur sérieux inscrit au LOF se situe généralement entre 1 200 et 2 500 euros selon la lignée et le pedigree.
L’Akita Inu : le chien japonais emblématique

L’Akita Inu est le plus grand des chiens japonais natifs. Il tire son nom de la préfecture d’Akita, dans le nord de l’île de Honshu, où il était utilisé pour chasser le cerf, le sanglier et même l’ours. C’est une race d’une puissance et d’une noblesse rares.
L’histoire de Hachiko reste le récit le plus connu associé à cette race. Cet Akita Inu accompagnait chaque matin son maître, le professeur Hidesaburo Ueno, à la gare de Shibuya, et revenait chaque soir l’attendre à son retour. Lorsque son maître mourut subitement en 1925, Hachiko continua de se rendre à la gare chaque jour pendant neuf ans et neuf mois, jusqu’à sa propre mort. Une statue à son effigie se trouve toujours devant la gare de Shibuya et constitue l’un des lieux de rendez-vous les plus fréquentés de Tokyo.
Morphologie
L’Akita Inu est un chien imposant. Le mâle mesure entre 64 et 70 cm au garrot pour un poids compris entre 35 et 50 kg. Son pelage est épais et dense, avec un sous-poil très fourni. Les robes admises sont le rouge fauve, le sésame et le bringé, toujours avec le urajiro.
Il ne faut pas confondre l’Akita Inu japonais avec l’American Akita. Ce dernier est plus massif, aux couleurs plus variées, et constitue une race à part entière reconnue par la FCI. Le tempérament des deux races diffère également sensiblement.
Caractère
L’Akita Inu est loyal jusqu’à l’absolu envers son maître et sa famille. Mais cette loyauté s’accompagne d’une méfiance naturelle et profonde envers les inconnus. Il n’est pas agressif par nature, mais il est dominant et ne supporte généralement pas la présence d’autres chiens du même sexe.
Sa cohabitation avec des enfants est possible lorsqu’il est élevé avec eux, mais la surveillance reste indispensable compte tenu de sa puissance physique. Il n’est pas recommandé pour les familles avec de très jeunes enfants sans expérience canine.
Besoins spécifiques
L’Akita Inu a besoin d’espace et d’exercice quotidien. La socialisation dès les premières semaines de vie est absolument indispensable pour obtenir un chien équilibré. Sans cela, son caractère peut devenir difficile à gérer.
Prix
Le prix d’un Akita Inu LOF se situe entre 1 500 et 2 500 euros. Les éleveurs sérieux sont peu nombreux en France, ce qui implique parfois des délais d’attente.
Le Spitz japonais : le chien blanc et élégant

Le Spitz japonais est une race plus récente que les autres chiens japonais présentés dans cet article. Il a été développé au Japon au cours du XXe siècle, probablement à partir de croisements avec des Spitz blancs importés d’Europe. La race a été officiellement standardisée dans les années 1950.
Morphologie
Le Spitz japonais est un petit chien élégant et bien proportionné. Le mâle mesure entre 30 et 38 cm au garrot. Son pelage est entièrement blanc, long, droit et abondant, avec un sous-poil dense. Malgré son apparence qui semble exiger un entretien intensif, son pelage a la particularité de ne pas retenir la saleté, ce qui en facilite l’entretien au quotidien.
Caractère
Vif, joueur, affectueux et sociable, le Spitz japonais est un excellent chien de compagnie pour un large profil de maîtres. Il est curieux, aime jouer et s’adapte bien à la vie en famille. Malgré sa petite taille, il possède un instinct de gardien développé et n’hésite pas à signaler la présence d’étrangers.
Sa relation avec les enfants est généralement très bonne. Il s’entend aussi bien avec les autres animaux de la maison lorsqu’il a été socialisé correctement.
Vie en appartement
Le Spitz japonais est l’une des races japonaises les mieux adaptées à la vie en appartement. Ses besoins en exercice sont modérés, et son caractère sociable lui permet de s’épanouir dans des environnements variés.
Prix
Le prix d’un Spitz japonais LOF se situe généralement entre 1 000 et 1 800 euros.
Le Tosa Inu : le mastiff japonais méconnu

Le Tosa Inu occupe une place particulière parmi les chiens japonais. Il ne s’agit pas d’une race ancienne et primitive comme le Shiba ou l’Akita : il a été créé au XIXe siècle, dans la région de Tosa (aujourd’hui la préfecture de Kochi), à partir de croisements entre des chiens japonais locaux et des races occidentales importées, notamment le Mastiff anglais, le Bulldog, le Great Dane et le Saint-Bernard.
L’objectif de ces croisements était de produire un chien de combat capable de rivaliser avec les races occidentales lors de combats de chiens, une pratique traditionnelle et réglementée au Japon, où elle est encore pratiquée sous un cadre très strict.
Morphologie
Le Tosa Inu est un chien imposant et massif. Le mâle peut peser entre 60 et 90 kg, voire davantage pour les spécimens les plus développés. Sa robe est courte, dense, et généralement de couleur fauve, rouge ou bringée.
Caractère
Contrairement à son histoire et à sa réputation, le Tosa Inu bien élevé est un chien calme, équilibré et très attaché à sa famille. Il est patient et peu aboyeur. Mais sa puissance physique et son instinct combatif potentiel en font un chien réservé exclusivement aux maîtres très expérimentés.
Législation en France
En France, le Tosa Inu est classé en catégorie 1, celle des chiens dits “d’attaque”. Cette classification implique des obligations légales strictes : le chien doit être stérilisé, déclaré en mairie, et son maître doit obtenir un permis de détention. Le port de la muselière et la laisse sont obligatoires sur la voie publique. L’acquisition d’un chien de catégorie 1 est fortement encadrée.
Cette race est extrêmement rare en France, et il convient de s’informer précisément sur la législation en vigueur avant d’envisager son adoption.
Le Kishu Ken : le chasseur blanc méconnu

Le Kishu Ken est l’une des six races japonaises classées monuments naturels. Il tire son nom de la région de Kishu, sur la péninsule de Kii, où il était utilisé depuis des siècles pour chasser le sanglier et le cerf en terrain difficile.
Morphologie
Le Kishu Ken est un chien de taille moyenne, musclé et bien proportionné. Sa robe est majoritairement blanche, bien que le sésame et le rouge soient également admis par le standard. Son pelage est court et rêche.
Caractère
Le Kishu Ken est loyal, courageux et très attaché à son maître. Mais il est peu démonstratif et garde une part d’indépendance qui le rapproche des autres races japonaises primitives. Son instinct de chasse est très développé, ce qui impose une vigilance accrue en extérieur et une sociabilisation précoce avec les autres animaux.
Il convient à un maître expérimenté, actif, capable de lui offrir un cadre de vie stimulant et des sorties régulières en milieu naturel.
Disponibilité
Le Kishu Ken est quasi introuvable en dehors du Japon. Les élevages en France sont inexistants ou extrêmement rares. Un projet d’acquisition passe nécessairement par des éleveurs japonais ou des pays ayant développé un élevage spécialisé.
Le Kai Ken : le chien aux rayures de tigre

Le Kai Ken est probablement la race japonaise la plus visuelle. Son pelage bringé, aux motifs rayés rappelant ceux du tigre, est unique dans le panorama des races canines japonaises. Il est lui aussi classé monument naturel au Japon.
Morphologie
Le Kai Ken est un chien de taille moyenne, agile et athlétique. Son pelage peut être bringé clair, bringé moyen ou bringé foncé. Il est reconnaissable entre tous grâce à ces rayures distinctives.
Caractère
Vif, curieux, doté d’un instinct de chasse très développé, le Kai Ken est un chien énergique qui a besoin d’exercice physique intense. Il est loyal envers sa famille mais méfiant envers les étrangers. Son caractère indépendant en fait un chien pour maîtres expérimentés.
Disponibilité
Le Kai Ken est extrêmement rare en dehors du Japon. Son importation en France relève d’un projet de longue haleine, impliquant des éleveurs japonais spécialisés.
Le Hokkaido : le chien du Grand Nord japonais

Le Hokkaido, également appelé Ainu Ken, est l’une des plus anciennes races japonaises. Il est originaire de l’île du même nom, la plus septentrionale du Japon, où il vivait aux côtés du peuple Aïnou. Il était utilisé pour chasser des proies aussi imposantes que l’ours brun.
Morphologie
Le Hokkaido est un chien de taille moyenne à la silhouette robuste et bien musclée. Son pelage double le protège efficacement des températures extrêmes. Les robes reconnues incluent le sésame, le rouge, le blanc, le bringé et le noir et feu.
Caractère
Courageux jusqu’à la témérité, vigilant et loyal, le Hokkaido est un chien de travail dans l’âme. Il possède une grande endurance physique et un fort instinct de protection. Sa méfiance naturelle envers les inconnus en fait un bon chien de garde.
Il a besoin d’un espace suffisant et d’une activité physique quotidienne soutenue. La vie en appartement n’est pas adaptée à cette race.
Le Shikoku : entre loup et chien domestique

Le Shikoku est l’une des races japonaises les plus impressionnantes par son apparence. Originaire de l’île de Shikoku, il était utilisé pour chasser le sanglier dans les régions montagneuses les plus reculées du pays. Son allure rappelle fortement celle du loup, ce qui lui vaut une fascination particulière.
Morphologie
Le Shikoku est un chien de taille moyenne, agile et élancé. Les robes admises sont le sésame, le sésame noir et le sésame rouge. Ses yeux en amande et ses oreilles triangulaires dressées renforcent son apparence lupine.
Caractère
Vif, tenace, doté d’un instinct de chasse très marqué, le Shikoku est un chien pour maîtres expérimentés et actifs. Il est loyal et affectueux avec sa famille, mais son énergie et son indépendance nécessitent un cadre éducatif solide dès le plus jeune âge.
Sa disponibilité en France est très rare. Vous pourrez trouver cette race dans des élevages d’Akitas ou de Shiba inu mais les portées sont rares et les files d’attente assez longues. Il faudra alors s’armer de patience et consentir à faire plusieurs centaines de kilomètres pour espérer pouvoir adopter un chiot Shikoku.
Le Chin japonais : le chien de cour impériale

Le Chin japonais tranche radicalement avec les autres races présentées dans cet article. Là où les autres sont des chiens de chasse robustes et indépendants, le Chin est un chien de compagnie raffiné, élevé pendant des siècles dans les cours impériales du Japon et de Chine.
Morphologie
Le Chin est un petit chien au format compact, pesant entre 2 et 5 kg. Son visage aplati (brachycéphale), ses grands yeux ronds expressifs et son pelage long et soyeux lui donnent une allure aristocratique. Les robes les plus fréquentes sont le noir et blanc et le rouge et blanc.
Caractère
Doux, discret, calme et très attaché à son foyer, le Chin japonais est un compagnon idéal pour les personnes qui apprécient un chien peu envahissant, silencieux et élégant. Il est particulièrement bien adapté aux personnes âgées ou aux couples sans enfants en bas âge.
Sa nature brachycéphale implique une vigilance particulière par temps chaud et lors de l’effort physique. Un suivi vétérinaire régulier est recommandé pour surveiller les éventuels problèmes respiratoires ou oculaires liés à cette morphologie.
Prix
Le prix d’un Chin japonais LOF se situe entre 800 et 1 500 euros.
Comment choisir son chien japonais selon son mode de vie ?
Face à cette diversité de races, il est essentiel de ne pas se laisser guider uniquement par l’esthétique. Un chien japonais peut être un compagnon extraordinaire ou une source de difficultés importantes selon l’adéquation entre ses besoins et le mode de vie de son maître.
| Race | Taille | Niveau d’exercice | Vie en appart. | Expérience requise | Disponibilité en France |
|---|---|---|---|---|---|
| Shiba Inu | Petit-Moyen | Modéré à élevé | Possible | Intermédiaire | Bonne |
| Akita Inu | Grand | Élevé | Déconseillé | Expérimenté | Moyenne |
| Spitz japonais | Petit | Modéré | Très adapté | Débutant | Bonne |
| Tosa Inu | Très grand | Modéré | Non | Très expérimenté | Très rare |
| Kishu Ken | Moyen | Élevé | Non | Expérimenté | Quasi nulle |
| Kai Ken | Moyen | Très élevé | Non | Expérimenté | Quasi nulle |
| Hokkaido | Moyen | Très élevé | Non | Expérimenté | Très rare |
| Shikoku | Moyen | Très élevé | Non | Expérimenté | Quasi nulle |
| Chin japonais | Très petit | Faible | Très adapté | Débutant | Bonne |
Pour un primo-accédant ou une personne vivant en appartement
Le Spitz japonais et le Chin japonais sont les deux races les mieux adaptées à un maître novice ou à une vie en milieu urbain. Leur caractère sociable, leurs besoins en exercice modérés et leur taille contenue en font des compagnons accessibles et agréables au quotidien.
Pour un maître sportif et actif
Le Shiba Inu est une bonne option pour quelqu’un d’actif qui souhaite une race à fort caractère sans pour autant disposer d’un grand espace extérieur. Le Hokkaido ou le Shikoku conviendront davantage à des passionnés souhaitant s’investir dans une race rare et exigeante.
Pour un maître très expérimenté
L’Akita Inu, le Shikoku et le Tosa Inu sont des races réservées à des maîtres ayant une expérience solide en éducation canine. Leur caractère dominant, leur puissance physique ou leur indépendance nécessitent une gestion rigoureuse et une socialisation irréprochable.
Pour une famille avec enfants
Le Spitz japonais est le meilleur choix pour une famille avec des enfants en bas âge. Le Shiba Inu peut convenir dans un foyer avec des enfants plus grands, à condition que la socialisation ait été faite sérieusement et que les enfants comprennent les limites du chien.
Les caractéristiques communes aux chiens japonais
Malgré leurs différences de taille, de tempérament et d’utilisation d’origine, les races japonaises partagent un certain nombre de traits qui constituent une sorte d’ADN commun.
L’indépendance
La quasi-totalité des races japonaises présente un degré d’indépendance plus ou moins marqué. Ces chiens ne sont pas des suiveurs serviles. Ils obéissent parce qu’ils choisissent de le faire, pas par soumission aveugle. Cela peut dérouter les maîtres habitués à des races plus “obéissantes” au sens traditionnel du terme.
La propreté naturelle
Les propriétaires de chiens japonais le confirment régulièrement : ces chiens sont naturellement propres. Le Shiba Inu, notamment, est réputé pour entretenir lui-même sa propreté à la manière d’un félin. Cette propreté innée facilite l’apprentissage de la propreté au sein du foyer. Il n’est pas rare d’accueillir un chiot qui est déjà alerte sur le fait de faire ses besoins en extérieur.
D’ailleurs chez lebonflair, nous vous recommandons d’adopter un chiot au printemps ou à l’été pour faciliter l’apprentissage de la propreté. Il y a deux raisons à cela, durant les périodes plus douces, les chiots ont plus fréquemment accès à l’extérieur dans les élevages et prennent naturellement l’habitude de faire leurs besoins en extérieur. De plus, lors de l’accueil d’un chiot, multiplier les sorties pour que le chiot fasse ses besoins à intervalle régulier est bien plus aisé quand les températures et le temps sont cléments.
La queue enroulée
La queue portée enroulée sur le dos est une caractéristique morphologique commune à la majorité des races japonaises. Elle est l’une des signatures visuelles les plus reconnaissables de ces chiens.
La loyauté sélective
Les chiens japonais ne distribuent pas leur affection au premier venu. Ils choisissent leur cercle de confiance et y restent profondément fidèles. Cette loyauté sélective peut être perçue comme de la froideur par les personnes qui ne connaissent pas ces races, mais elle constitue en réalité une qualité profonde qui crée des liens très forts entre ces chiens et leurs maîtres.
Le besoin de socialisation précoce
La méfiance naturelle envers les étrangers et les autres animaux, présente à des degrés variables selon les races, impose une socialisation précoce et méthodique. Un chien japonais qui n’a pas été exposé à des environnements variés, à des personnes différentes et à d’autres animaux dès ses premières semaines de vie sera beaucoup plus difficile à gérer à l’âge adulte.
Adopter ou acheter un chien japonais en France : ce qu’il faut savoir
Trouver un éleveur sérieux
La première démarche pour acquérir un chien japonais en France est de se tourner vers des éleveurs inscrits au LOF (Livre des Origines Françaises), géré par la Société Centrale Canine. Un chien LOF garantit une traçabilité de la lignée et un suivi de l’élevage. Les éleveurs sérieux réalisent également des tests de santé sur leurs reproducteurs (dysplasie de la hanche, tests génétiques selon la race) et proposent un suivi après la vente.
Le club de race dédié est une excellente porte d’entrée pour trouver des éleveurs reconnus. Pour le Shiba Inu, le Club du Shiba Inu de France recense les éleveurs agréés sur l’ensemble du territoire.
Les signaux d’alerte à connaître
Les arnaques à la vente de chiens en ligne se sont multipliées ces dernières années. Plusieurs signaux doivent alerter : un prix anormalement bas, l’absence de numéro de confirmation de portée, un vendeur qui refuse de présenter les parents du chiot, une livraison proposée sans visite préalable de l’élevage. Un chiot vendu sans que l’acheteur ait pu visiter le lieu d’élevage est un signal d’alerte sérieux.
Les prix moyens à anticiper
Selon la race et la lignée, les prix pratiqués par les éleveurs LOF en France se situent dans les fourchettes suivantes :
- Shiba Inu : 1 200 à 2 500 euros
- Akita Inu : 1 500 à 2 500 euros
- Spitz japonais : 1 000 à 1 800 euros
- Chin japonais : 800 à 1 500 euros
Ces prix peuvent sembler élevés, mais ils reflètent les coûts réels d’un élevage responsable : tests de santé, suivi vétérinaire, alimentation de qualité, socialisation des chiots. Dans certains élevages, vous pourrez faire baisser le prix du chiot si vous demandez à ce que le chiot ne soit pas déclaré au LOF (la certification qui vous permet de dire : oui mon chien est un pur race respectant les critères de la race).
L’adoption
Des chiens japonais se retrouvent parfois en association de sauvetage ou en refuge, notamment des Shiba Inu et des Akita Inu. Des associations spécialisées existent en France pour certaines races. L’adoption reste une option à explorer sérieusement, même si les délais peuvent être longs et les chiens disponibles souvent adultes.
La législation pour le Tosa Inu
Pour les personnes intéressées par le Tosa Inu, la consultation d’un professionnel juridique ou d’un vétérinaire spécialisé est fortement recommandée avant toute démarche. Les obligations liées aux chiens de catégorie 1 sont nombreuses et leur non-respect est sanctionné pénalement.
L’entretien d’un chien japonais : alimentation, toilettage et santé
Le pelage et la mue
La grande majorité des races japonaises possède un double pelage qui mue de façon importante deux fois par an, au printemps et en automne. Durant ces périodes, les poils morts tombent en abondance et nécessitent un brossage quotidien pour éviter les noeuds et limiter les poils dans la maison. En dehors des périodes de mue, un brossage hebdomadaire suffit généralement pour la plupart des races à poil court ou mi-long. Pour plus d’informations sur l’équipement nécessaire à ce brossage, consultez notre guide sur les brosses pour chien.
Le Spitz japonais et le Chin japonais, dont le pelage est plus long, demandent un entretien légèrement plus régulier, mais restent des races dont le toilettage reste accessible à domicile avec un équipement adapté.
L’alimentation
Les chiens japonais sont des chiens sains et robustes dans l’ensemble, mais leur alimentation doit être adaptée à leur taille, leur niveau d’activité et leur âge. Une alimentation de qualité, qu’elle soit sous forme de croquettes premium, de ration ménagère ou de BARF, contribue directement à la santé du pelage, à la vitalité et à la longévité du chien.
Les races de grande taille comme l’Akita Inu sont davantage sujettes à la dilatation-torsion de l’estomac, une urgence vétérinaire grave. Il est conseillé de fractionner les repas et d’éviter l’exercice intense dans l’heure qui suit les repas.
Les prédispositions santé à surveiller
Chaque race présente ses propres prédispositions :
- Le Shiba Inu peut être sujet à des allergies cutanées et à des luxations de la rotule.
- L’Akita Inu est prédisposé à la dysplasie de la hanche et à certaines maladies auto-immunes, dont la uvéite pigmentaire.
- Le Chin japonais, en raison de sa morphologie brachycéphale, peut souffrir de difficultés respiratoires et de problèmes oculaires. Les températures élevées doivent être évitées avec cette race.
- Le Spitz japonais est globalement peu sujet aux maladies héréditaires graves, ce qui en fait l’une des races les plus robustes de ce groupe.
Un suivi vétérinaire régulier, des vaccinations à jour et une prévention antiparasitaire rigoureuse sont les bases indispensables pour maintenir un chien japonais en bonne santé tout au long de sa vie.
Conclusion
Les chiens japonais forment un groupe de races d’une richesse exceptionnelle. Des monuments naturels comme le Shiba Inu ou l’Akita Inu aux compagnons aristocratiques comme le Chin japonais, en passant par des races méconnues comme le Kai Ken ou le Kishu Ken, chaque race offre un profil unique qui correspond à un type de maître bien précis.
Le choix d’un chien japonais ne doit jamais se faire à la légère. Ces races ont un caractère affirmé, des besoins spécifiques et une histoire qui méritent d’être pleinement compris avant de prendre un engagement qui durera dix à quinze ans.
La rédaction de lebonflair.com vous invite à explorer les autres articles du site pour approfondir chaque sujet abordé ici : l’éducation adaptée aux races indépendantes, l’alimentation par tranche d’âge, la gestion de la mue ou encore les critères pour reconnaître un éleveur sérieux. Chaque décision éclairée est une décision prise dans l’intérêt du chien et de son futur maître.
Questions fréquentes sur les chiens japonais
Quel est le chien japonais le plus adapté à un appartement ?
Le Spitz japonais et le Chin japonais sont les races japonaises les mieux adaptées à la vie en appartement. Leurs besoins en exercice sont modérés et leur taille contenue convient parfaitement aux espaces réduits.
Le Shiba Inu est-il un bon chien pour un premier chien ?
Le Shiba Inu peut convenir à un maître primo-accédant à condition que celui-ci soit prêt à investir du temps dans son éducation et sa socialisation. Son caractère indépendant et parfois têtu demande de la constance et de la patience. Il n’est pas recommandé pour quelqu’un qui recherche un chien très obéissant et fusionnel.
Les chiens japonais sont-ils agressifs ?
Non, les races japonaises ne sont pas agressives par nature. Elles sont méfiantes envers les inconnus, ce qui est différent. Une socialisation précoce et une éducation sérieuse permettent d’obtenir des chiens équilibrés et bien dans leur rapport au monde. Seul le Tosa Inu fait l’objet d’une classification légale spécifique en France.
Quelle est la race japonaise la plus rare en France ?
Le Kai Ken, le Shikoku et le Kishu Ken sont pratiquement introuvables en France. Leur acquisition passe nécessairement par des démarches auprès d’éleveurs japonais ou de rares éleveurs européens spécialisés.
Combien coûte un chien japonais en France ?
Selon la race et la lignée, les prix pratiqués par les éleveurs LOF sérieux varient entre 800 et 2 500 euros. Des prix très bas doivent systématiquement alerter sur la sérieux de l’élevage et l’état de santé du chiot.
Quelle est la durée de vie d’un chien japonais ?
La plupart des races japonaises vivent entre 12 et 15 ans, parfois davantage pour les petites races comme le Chin japonais ou le Spitz japonais. L’Akita Inu, de plus grande taille, a une espérance de vie légèrement inférieure, généralement comprise entre 10 et 13 ans.



